les ravages de l’humidité concentrée dans cette partie de l’édifice sacré,
partie, sans contredit, assez remarquable, son cachet original d’anti-
quité à l’extérieur principalement de l’abside.
Ces divers projets de réparation de la voûte du sanctuaire, du rem-
placement de l’autel principal, se démolissant tous les jours à vue d’œil,
par un autel en marbre, de l’élargissement de la fenêtre du sanctuaire
dans tous les sens et du placement de nouvelles fenêtres dans la Nef de
l’église, livrée à tous les vents, dressés par différents ouvriers respective-
ment sérieux il est facile de l’établir par les présents devis faisant
partie du dossier, en vue de mettre un prompt et efficace terme, si c’est
possible, à un pareil état de choses si désolant, si humiliant, ont trouvé un
écho favorable auprès de tous les membres du Conseil de Fabrique.
Aussi l’urgence de ces divers travaux ayant été reconnue par tous
et les devis en détails estimatifs susmentionnés ayant reçu l’approbation
du Conseil et de l’opinion publique, les membres présents
:
Vu l’insuffisance des revenus de la Fabrique qui ne jouit d’aucune
sorte sur l’État, ni d’aucune fondation
;
Vu l’insuffisance des revenus de l’Église qui, en dépit de sa ...
:
... pour les frais du culte, ne peut jamais venir à bout d’équilibrer
les recettes et les dépenses
;
Vu l’impossibilité où se trouvent les habitants de contribuer à la
réparation si importante, dont il a été question, par voie de
souscription ou par tout autre moyen approuvé par les lois qui
nous régissent
;
Vu l’impossibilité où se trouve encore la Municipalité d’accorder,
malgré son bon vouloir, la plus petite subvention à l’église
;
car les orages qui ont semblé fondre à dessein, en ces derniers
temps, sur cette commune, placée au sommet d’une montagne à
pic, ayant obligé le conseil municipal, si bien disposé d’ailleurs,